Think Tank Populaire

7 août, 2010

L’avenir de la gauche, un casse-tête

Classé sous Politique — yrepnomis @ 15:49

              L’avenir du parti socialiste est incertain. Tout dépend de la faculté de ses dirigeants à s’adapter aux réalités et aux désirs des gens ou de leur entêtements à s’attacher à des symboles idéologiques. Autrement dit, il faut savoir si les socialistes peuvent être pragmatiques (mais dans ce cas ils seront sociaux-démocrates et non socialistes) ou s’ils resteront dogmatiques comme ils l’ont été sur la question des retraites et la réforme de l’État. Je veux dire que l’opposition doit être capable de donner raison au gouvernement dans certains cas, et de faire des propositions constructives en ce qui concerne l’avenir de la nation et du monde. Jusque là les socialistes ont surtout fait de l’opposition. Ils ont critiqué Sarkozy sans proposer d’alternatives. La gauche est divisée par de nombreux désaccords et la haine de Sarkozy (ou, si vous préférez l’antisarkozisme primaire) est le ciment de leur unité. Oui, c’est la seule chose qui maintienne l’unité de la gauche car, si vous regardez les rares propositions faites par Aubry, Jospin ou Royal, vous constaterez que les vues divergent fortement. Royal veut clairement limiter l’immigration (elle a approuvé les décisions d’expulsion de Sarkozy) alors que Lang trouvait cette politique « infâme ». Le parti socialiste n’est pas sorit de l’auberge car depuis Raffarin il s’est empêtré dans un marais de dogmes et de préjugés.

            Si on regarde la réforme des retraites, l’analyse qu’on peut faire de l’attitude de l’opposition est effrayante. La gauche s’est farouchement opposée au recul de l’âge légal de départ à la retraite et a parlé de casse sociale. Pourtant Jospin avait dit qu’il faudrait le faire un jour. De plus l’allongement de la durée de vie justifie cette réforme. Des gens de gauches reconnaissent qu’il faut partir à la retraite plus tard pour sauver le système qui est en déficit depuis des années, mais il s’opposent à la réforme pour des motifs partisans. C’est dommages que les gens de l’opposition n’osent pas être eux-mêmes, alors qu’ils s’étaient alliés au gouvernement pour la constitution européenne.

              La gauche critique aussi la réforme de la fonction publique. Il faudrait peut-être regarder la réalité en face. En France les fonctionnaires sont plus nombreux et mieux payés que dans le reste de l’Europe. Il était temps de mettre fin à cette folie. Avec des méthodes de travail intelligentes et moins de gaspillage, on pourrait avoir un service public de qualité avec moins de fonctionnaire. Et pour ceux qui craignent une montée du chômage, sachez qu’une diminution de la pression fiscale facilitera la création d’emploi dans le secteur privé.

              Au lieu de raisonner, la gauche considère la retraite à 60 ans comme un symbole de l’ère Mitterrand, une vache sacrée à laquelle nul ne peut toucher. Mais la gauche peut décider quand elle veut de devenir un parti moderne et responsable et surtout honnête intellectuellement. On verra bien.

20 juin, 2010

Modernité=Fascisme?

Classé sous Politique — yrepnomis @ 17:14

               Les gens qui se disent modernes ou progressistes se croient plus intelligent et plus ouverts que les réactionnaires. Pourtant il y a une similitude entre le traditionnalisme et le progressisme. On a connu autrefois des dirigeants qui interdisaient formellement de contredire les traditions. Evidemment, cette position était liberticide et a ralenti le progrès. Ceux sont surtout les gens du moyen-âge qui ont souffert de cette doctrine.

               Plus tard, surtout depuis la victoire des socialistes en 1981, on a eu à faire à des progressistes qui ont qualifié de réactionnaires ou populistes tout ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux. Cette tendance s’est faite sentir surtout en matière d’immigration et d’éducation. Il était impossible de critiquer la politique moderne dans ces domaines. Pourtant quand on voit où en est l’Ecole moderne, on peut se poser de sérieuses questions! Cette doctrine est tout aussi fascisante que la première.

               Claude Allègre essaie d’imposer les OGM en utilisant la notion de progrès. Mais on nomme progrès ce qu’on veut tout comme on nomme tradition ce qu’on veut. Allègre nomme les OGM « progrès » et ainsi les impose à la population alors qu’il s’agit d’une pratique très dommageable (regardez le sort des agriculteurs du Tiers-Monde). La notion de progrès est un concept totalitaire. L’homme sage prend les bonnes décisions au bon moment. Il approuve ou désapprouve une chose sans savoir ni même se demander si elle est ancienne ou moderne. On peut préferer la méthode classique à l’école et s’opposer à la peine de mort. Les progressistes sont les inquisiteurs du monde d’après guerre et ils le seront toujours!

8 janvier, 2010

Youpi tralala

Classé sous Vie perso — yrepnomis @ 16:53

               J’ai été admis à un des concours que j’ai passé. Je suis vraiment soulagé, maintenant je suis sûr d’être fonctionnaire et tout va bien. C’est le concours commun de catégorie C. C’est pas terrible mais c’est déjà ça!

30 décembre, 2009

Pourquoi il faut dire non à Ségolène Royal

Classé sous Politique — yrepnomis @ 17:24

                  Ségolène Royal a commencé sa campagne bien avant les autres. Environ six mois avant. Pendant sa campagne officieuse elle n’a pour ainsi dire rien dit si ce n’est qu’il fallait entourer les immeubles de banlieues de militaires et que Sarkozy n’était pas assez ferme, ce qui a beaucoup étonné dans son propre camp. Face à des questions très sérieuses comme l’entrée de la Turquie en Europe elle a dit : »mon opinion est celle du peuple ». Ce qui ne veut rien dire car on ne peut pas être d’accord avec le peuple en permanence, à moins d’être très démagogue. L’opinion est quelque chose d’individuelle. Chez certaines espèces animales, surtout les insectes, la pensée est collective. Mais ce n’est pas le cas chez l’être humain. Notre conscience est individuelle. Il y a autant d’opinion qu’il y a de personnes. Quand on parle de l’opinion du peuple c’est une métaphore, on parle de l’opinion de la majorité des gens du peuple. Les révolutionnaires prétendaient être le peuple. Du coup ils ne voulaient pas discuter car on ne peut pas s’opposer au peuple. Ce faisant ils sont devenus les pires dictateurs. De manière générale tous les dictateurs se réclamaient du peuple :Hitler, Mussolini, Staline, Pétain… L’aspect populiste des discours de Ségolène ne m’a donc pas rassuré. Chaque candidat aux élections doit donner son opinion individuel pour que l’électeur soit conscient de la signification de son choix. Par la suite, Ségolène a conrifmé son côté fasciste par certaines déclarations comme lorsqu’elle a félicité les méthodes expéditives de la justice chinoise. Mais si la justice chinoise est expéditive c’est parce-qu’il n’y a pas de justice en Chine. Quelqu’un qui n’a pas compris ça ne peut pas se réclamer de Jean Jaurès, un homme qui a combattu l’injustice et défendu les droits de l’homme dont le droit à une vraie justice.

                   Plus tard Ségolène s’est mise à faire des propositions, mais elles étaient complètement démagogues. Elle a proposé de donner de l’argent à tout le monde sans que le moindre sacrifice ne soit fait. Un individu qui a plus de trois ans d’âge mental ne peut approuver un tel programme. Pendant ce temps, Sarkozy a lui aussi proposé des réformes sociales mais en demandant aux Français de faire des sacrifices. Ce qui est plus réaliste. Sarkozy a donc gagné les élections, faut-il plus d’explications?

8 décembre, 2009

Lovecraft, un auteur étrange

Classé sous Loisirs — yrepnomis @ 13:02

           Au début de l’année scolaire, pour passer le temps, j’ai acheté trois livres d’H.P. Lovecraft. Je les ai lus en environ un mois alors que d’habitude je lis très lentement. Ceux sont des livres étranges et passionnant. Les personnages se retrouvent dans des situations angoissantes qui évoquent le cauchemard. On a d’un côté des dieux venus d’une autre galaxie que des indigènes vénèrent depuis la nuit des temps et de l’autre côté des histoires de sorciers qui défient la mort. Il y a aussi une nouvelle de science-fiction dans le lot.

          Ce qu’on constate à la lecture de ces histoires, c’est que Lovecraft n’était pas au-dessus des préjugés. Les non-européens sont tous méchants et les paysans se livrent à l’inceste. J’ai d’ailleurs appris que Lovecraft était raciste au début de sa vie. Mais une des histoires se distingue : Dans les murs d’Eryx. Elle se distingue d’abord parce-qu’elle se passe dans le futur alors que les autres histoires se passent à l’époque de l’auteur. D’autre part la morale est différente. Le héros est confronté à des hommes-lézards qui habitent Vénus. A la fin, il lui vient à l’esprit que les hommes-lézards sont gentils. Les gens qui sont différents ne sont donc pas forcément mauvais. Cela montre un changement dans l’état d’esprit de Lovecraft. Il a d’ailleurs écrit cette histoire à la fin de sa vie.

           Sinon, je recommande vivement cet auteur à l’imagination débordante. Son traducteur écrit très bien.

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