Think Tank Populaire

13 novembre, 2009

Confusion Nationale

Classé sous Politique — yrepnomis @ 18:53

           Les débats sur la pédagogie sont voués à un échec total car les partisans des deux écoles sont complètement bornés. On a d’un côté les défenseurs de la méthode classique qui rejettent en bloc tous les préceptes de la pédagogie moderne alors que certains d’entre eux sont pertinents. Je me rappelle d’un débat où une enseignante hystériques (lesquelles ne le sont pas?) a agressé François Hollande en réfutant l’idée que l’élève est au centre de l’Ecole et celle que l’enfant doit s’amuser en classe. Il faudrait donc mettre l’élève au second plan (mais dans ce cas, pour qui est faite l’Ecole?) et que les enfants s’ennuient?

          De l’autre côté on a des démagogues défenseurs de la méthode moderne, qui nie le charme de l’Ecole traditionnelle, alors qu’elle en avait de toute évidence. Ceux-là ont choisi une interprétation fâcheuse des théories modernes. Partant du principe qu’il fallait s’adapter à l’élève, ils ont fait ce que voulait l’élève, alors qu’il faut faire ce dont il a besoin. La nuance est grande! Un élève qui a des difficultés en français voudra faire des maths pour ramener une bonne note à la maison alors qu’il aurait besoin de faire du français pour progresser. Il ne faut donc pas faire ce que veut l’élève, les classiques avaient raison sur ce point. Quant à l’élève qui est au centre du système, cela ne veut pas dire que l’élève dirige l’Ecole, car il n’a pas le discernement nécessaire pour ça, mais qu’il est au centre de nos préoccupations. Quant à l’éventuel amusement de l’élève en classe, c’est envisageable mais seulement avec une certaine rigueur. Il ne faut pas laisser l’élève faire ce qu’il veut car il ne voudrait pas travailler (moi, je ne voulais même pas aller à l’Ecole). Mais il faut proposer des exercices ludiques et concrets qui le stimuleront.

         Il y a un dernier point sur lequel les modernes se trompent lourdement. Ils veulent que l’enfant se crée son propre savoir. C’est une grave erreur. L’Ecole a pour but de réaliser une des valeurs de la République : l’égalité. L’objectif est donc que les élèves apprennent les mêmes choses (du moins pendant la scolarité obligatoire) pour avoir les mêmes chances plus tard. Il importe d’enseigner aux enfants un tronc commun, c’est-à-dire des concepts que tous les Français doivent connaître. A propos de ce tronc commun, des choix absurdes ont été faits. Est-ce nécessaire d’enseigner la tectonique des plaques aux élèves de CM1? C’est intéressant pour ceux qui veulent faire des études scientifiques poussées, mais tous les Français n’en ont pas besoin. En revanche il faudrait s’assurer que tous les élèves aient des bonnes bases en grammaire en entrant en sixième (ce qui n’est pas le cas). Il faut, d’autre part, réhabiliter l’idée que le professeur dirige la classe.

8 janvier, 2009

La question turque

Classé sous Politique — yrepnomis @ 14:26

       La question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe est complexe, cela soulève plusieurs problème. On est libre d’être pour ou contre. Mais j’aimerais corriger quelques erreurs qui sont faites à ce sujet. Certaines personnes ont affirmé que la Turquie était un pays laïque comme la France. C’était vrai jusqu’à il y a un certain temps. Autrefois, la Turquie fut dirigée par Mustapha Kémal dit « Attaturk » (je ne suis pas sûr de l’orthographe). Cet homme a instauré en Turquie un régime laïque calqué sur le modèle français. Mais au début des années 2000, un parti islamiste a gagné les élections et depuis des lois intégristes ont été promulguées. Par exemple, de plus en plus de lieux publics ne sont plus mixtes et de nombreuses atteintes aux droits de l’homme ont été commises (surtout pendant les manifestations). C’est pourquoi l’entrée dans l’Union européenne d’un tel État pose problème.

       Par ailleurs, les partisans de l’adhésion de la Turquie se trompent sur certains points. Jean-Pierre Raffarin a dit : »l’humanisme n’a pas de frontière ». C’est vrai mais l’Europe ne signifie pas forcément l’humanisme, et la démocratie peut s’installer sans l’aide de l’Europe. En fait, c’est une vision assez colonialiste. Il faudrait nécessairement être supervisé par les bons européens pour être un régime humaniste. Ce qui est faux de toute évidence. Le Japon et les États-Unis sont démocratiques depuis longtemps alors qu’ils ne font pas partie de l’Europe. En outre la volonté affichée des dirigeants turcs d’entrer dans l’Union est vue comme une bonne chose mais c’est un piège. La Turquie est une dictature, c’est un fait. On pourrait donc s’attendre à ce que des opposants disent : »à cause de notre politique on n’entrera pas dans l’Europe ». Mais le gouvernement actuel, composé d’islamistes censés haïr l’Occident, veut que la Turquie adhère pour pouvoir dire : »Malgré tout ce qu’on a fait, on a quand même pu entrer dans l’Europe ». C’est donc un piège pour masquer le visage fasciste de la Turquie. Le problème repose sur le fait que les dirigeants européens, pour apprécier les possibilités d’adhésion de la Turquie, se bornent à regarder les critères économiques comme le PIB. Il vaudrait mieux en rester au critère géographique. Ce qui n’empêcherait pas un État européen de tisser des liens avec la Turquie s’il le souhaite.

18 novembre, 2008

La fausse démocratie européenne

Classé sous Politique — yrepnomis @ 18:55

              Je suis assez déçu par le niveau des débats sur la politique européenne. Quand un de ces débats a lieu on simplifie toujours les choses de la façon suivante : ceux qui sont contre la proposition qui est faite serait anti-européens. C’était le cas lors du débat sur la Constitution européenne. La conséquence de cela est qu’on a le choix entre accepter bêtement toutes les propositions ou être catalogué comme ennemi de l’Europe. C’est assez fascisant. Lorsqu’un débat a lieu en France on ne dit pas que ceux qui sont contre la proposition sont anti-français. C’est ce qu’on dirait si la France était une dictature, ce qui n’est heureusement pas le cas.

Si l’Europe avait un fonctionnement démocratique, lors d’un débat quelconque, on considèrerait qu’il y a des européens très respectables qui sont pour la proposition et des européens tout aussi respectable qui sont contre. Cette situation est d’autant plus gênante qu’on ne peut plus débattre du fond des choses. En effet, à chaque fois qu’il y a un débat sur une nouvelle directive européenne, on se livre à des discours passionnels sur la question de savoir s’il faut ou non aimer l’Europe, alors que la plupart du temps la question n’est pas là (prenez par exemple le cas de la directive Bolkenstein). Comme les approbateurs disent qu’il faut accepter la proposition au nom de l’Europe on ne peut plus discuter du fond du texte alors que ça serait très intéressant.

Il est vraiment dommage qu’à notre époque une vraie démocratie européenne n’existe pas encore. Et le plus choquant est que le tort vient des européistes.

15 novembre, 2008

Défendons l’exception française

Classé sous Politique — yrepnomis @ 21:47

            Ces derniers temps, les anglais, les allemands et les alsaciens ont beaucoup critiqué le système laïque français. C’est une des nombreuses exceptions françaises qu’il faudrait supprimer d’après certains. Réfléchissons. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont en effet un système plus souple en ce qui concerne la religion. Le voile est toléré à l’école et on y dispense des cours de religion. En Allemagne l’activité religieuse est même financée par l’Etat. Mais regardons les conséquences. Le système anglais ou allemand a-t-il calmer les esprits, apaiser les consciences? Non. Les auteurs des attentats du 11 septembre vivaient en Allemagne et l’Angleterre a été la cible d’un attentat islamiste. J’ai lu dans un article très intéressant de Courrier International qu’en Grande-Bretagne, 80% des musulmans ne se sentaient pas britanniques. Le journaliste titrait en conséquence « si la France avait raison ». En France seuls 30% des musulmans ne se sentiraient pas français (c’est déjà grave). Le modèle français permet une intégration réelle. Même si elle se fait par des moyens assez strictes l’intégration à la française ne marche pas si mal car l’individu se confond dans le groupe. Dans un groupe de personne on ne sait pas qui est juif par exemple. Ça ne veut pas dire qu’on perd notre identité. Au contraire on garde une personnalité forte au-dessus des clivages et on sait qu’on est tous pareil. Ceux sont ceux qui se couvrent de symboles identitaires en tout genre (voile, drapeau…) qui ont perdu leur personnalité. Je pense donc qu’il faut conserver cette exception française.

3 novembre, 2008

Les jeux vidéos : une séverité injuste

Classé sous Loisirs — yrepnomis @ 17:34

Je joue aux jeux vidéos depuis ma tendre enfance (à peu près depuis que j’ai 5 ans). Les jeux vidéos sont très critiqués, sans doute y a-t-il de bonnes raisons de les critiquer mais je trouve qu’on exagère beaucoup à ce sujet. Les jeux vidéos sont loin d’être l’activité la plus malsaine pour un jeune. Livrons nous à quelques comparaisons. Dans quel cas perd on le plus de neurones? En jouant aux jeux vidéos ou en allant en boîte? Il est évident qu’aller en boîte est nettement plus dangereux, pourtant il n’y a pas autant de polémiques sur les boîtes de nuit que sur les jeux vidéos! Faisons une autre comparaison. Alors que certains passent leur après-midi devant les jeux vidéos, d’autres le passent à regarder la télé. Ca dépend de quelle émission on regarde mais très souvent il s’agit d’une émission débile donc le cerveau est moins stimulé que si on joue aux jeux vidéos.

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